Le conflit Uber vs Taxis est un combat d’arrière garde #amha

Je le dis sans mépriser les problèmes concrets de chacun, mais on s’enfonce à se créper le chignon sans cesse sur des phases douloureuses et intermédiaires qui n’ont hélas guère d’importance car elles ne vont pas durer. On se bat pour des miettes, pour un petit délai supplémentaire: les taxis comme les uberistes se retrouveront bientôt tous à Pôle Emploi.

Comme l’explique bien ce film à 5:00, les voitures savent déjà conduire toutes seules, la question n’est pas de savoir si les conducteurs disparaîtront, mais quand. (et ce ne sera pas dans un siècle)

C’est à mon sens le seul combat que nous devrions tous mener: tous nos emplois sont concernés, comment réorganiser notre société basée sur l’emploi à l’heure où l’emploi disparaît. On s’est trop habitué à l’idée que soi disant l’Histoire se répète.

« Cette fois c’est différent »

41 Comments

  1. Eric

    « Les robots n’ont pas besoin d’être parfait juste de faire moins d’erreurs que l’humain » répété ad nauseam, devraient déjà être capable de comprendre un texte pour le traduire.

    Les robots comme auxiliaire de justice, c’est la boite noire chez les FAI !

  2. Sanji

    Tu as 100% raison.
    Ce que fait Google, ce que fait Tesla, ce que fait Volvo, ce que fait Mercedes, tous ont ou préparent des solutions dans lesquelles les voitures savent lire et interpréter leur environnement, prendre des décisions, et à priori de façon plus fiable que les humains.

    Il ne reste que la loi à changer.

    • Eric

      Plus fiable que les humains il va falloir un peu de temps pour le vérifier, je fais 10.000 kilomètres par an (auto et moto) depuis 34 ans et zéro accident, ma mère conduit depuis 62 ans, idem, j’attend l’expérimentation réelle pour juger ton « a priori de façon plus fiable que l’humain ». (dans un environnement identique, donc sans connexion entre les voitures et les infrastructures, et en intéraction avec des conducteurs humains maladroits, inconscients, énervés, bourrées, etc, bien sur)

      • jcfrog

        bah non justement, ça ne marche pas comme ça. C’est une approche statistique, et ces statistiques incluent justement qu’il y a beaucoup de mecs bourrés, de gens énervés, endormis ou que sais-je.
        Et puis surtout, c’est le fric qui mène la danse. Le basculement se fait quand la machine coute moins cher que l’individu.

        • Eric

          Et tu penses que tes robots seront mieux capables de les gérés que nous humains ?

          On va donc apprendre à ces robots à comprendre les différents états de conscience des humains avec lesquels ils devront partager la route ?

          Il me semble que toute les études sur le sujet ne le valide que si l’ensemble des véhicules est robotisé et en communication avec les autres véhicules et avec l’infrastructure, non ?

          • Pierre

            Les voitures sans chauffeurs s’imposeront de la même manière que les chaînes de montages automatisées ont remplacés les ouvriers.
            Les robots ne sont pas payés, ils ne doivent pas faire de pauses, etc… De plus si les robots font moins d’accidents que les humains, les compagnies d’assurances demanderont des primes plus élevées pour les véhicules qui sont conduits par des humains. Dans le secteur du transport ce sera économiquement plus rentable et comme seul le profit compte, le changement sera rapide.

            http://www.zone-numerique.com/google-car-13-accidents-ont-eu-lieu-suite-a-des-erreurs-humaines.html

            Une solution, aux problèmes des emplois qui vont massivement disparaître à cause des progrès de l’intelligence artificielle est le revenu de base inconditionnel !

          • À mon humble avis, les plus gros points de sécurités à avoir sur la route porte essentiellement sur les distances de sécurités et la vitesse. Et c’est deux points devraient sûrement être bien mieux maîtriser par les ordinateur que par un humain.

            Par contre pour reprendre un exemple que l’on trouve dans le film I-Robot. Dans des cas bien spécifique et humain, il peut y avoir un soucis éthique. Par exemple, en cas d’accident inévitable, la voiture autonome préférera-t-il d’écraser une veille personne ou un enfant ? Après je ne suis pas certain qu’à une certaine vitesse nous ferions un meilleur choix qu’un robot. Mais c’est bien sur cette aspect qu’un robot quel-qu’il-soit peut poser problème.

      • Et bien regarde les stats Google avec leur voitures autonomes (et je n’aime pas Google). Plusieurs (je n’ai pas le chiffre exact en tête) millions de km, une quinzaines d’accrochages légers, tous dûs à l’autre voiture, ou au conducteur Google qui avait pris le volant et désactivé l’automatisme.
        Quant à ton aplomb pour assener des contresens de façon si péremptoire, tu devrais t’en passer en ne faisant que 10000 km par an. On est très nombreux à approcher ou dépasser 10 fois ça.

    • Eric

      Et de voir comment ces robots vont être programmer (ou s’auto-progammer ?) pour prendre des décisions dans le cas d’accident inévitable, genre un cerf ou un chien surgit brusquement alors que la voiture double des vélos et qu’un autocar plein d’enfants arrive en face, ou qu’un rocher déboule sur la droite et que le son d’une fanfare est audible sur la gauche mais non encore visible ?

      • MarcTapages

        Une bonne question sur l’état de l’art de l’Intelligence Artificielle.
        Mais les questions que tu poses s’appliquent aussi aux humains : nous ne sommes pas tous égaux en terme de réflexes.

  3. Eric

    « Et puis surtout, c’est le fric qui mène la danse. Le basculement se fait quand la machine coute moins cher que l’individu. »

    Pas prêt d’être développé en Inde ou quelques autres pays du tiers monde. La solution la moins chère, c’est voitures, pourries, routes pourries, pas de réglementation autre que le klaxon et pas de sécurité sociale pour les soins.

    Comme les chevaux cités dans ta vidéo, t’es blessé, on t’achève, c’est le moins cher ! Ca fait en plus plaisir à tous ceux qui veulent limiter la population mondiale.

    Cet avenir ce n’est pas la machine moins cher que l’humain, c’est bien l’humain moins cher que la machine #amha

  4. Eric

    Un autre, désolé, le ton manipulateur de la vidéo m’a énervé et l’espoir enthousiaste sur l’IA contre l’humain aussi.

    Comment à l’entrée d’un virage un robot pourra interpréter la différence entre un routard qui fait un signe pour faire du stop et un mec en costard la gueule en sang qui lève la main pour signaler un accident ?

    Comment un robot incapable de comprendre un texte et de le traduire pourra interpréter un panneau (courant dans mon centre bretagne) « travaux d’élagage en cours » ou « chasse » ou « course de vélo », etc, etc

    • jcfrog

      sois pas désolé, on est là pour discuter 🙂

      je comprends pas bien, tu penses qu’un robot ne saura pas lire un panneau? Il sait déjà le faire 🙂

      quant au pauvre gars en sang, il ne sera qu’une info parmi d’autres, pas vitale à priori puisque la voiture autonome ne devrait se retrouver en situation de ne pas pouvoir réagir à une situation imprévue, contrairement à un humain qui ne respecte pas les limitations de vitesses et les distances de sécurité.

    • Tu oublies qu’à l’instant où tu verras le type, quel qu’il soit, le « robot » l’aura vu depuis 1 ou 2 secondes. Ça lui aura laissé le temps d’analyser l’environnement, la météo, l’état de la route, la proximité de la voiture derrière, la composition du bas côté, et de prendre une décision plus propre qu’un prétendu réflexe paniqué.
      Ensuite, bien entendu, on atteindra les limites lors d’un choix, comme dans l’excellent article de ploum.net évoqué plus haut par Victor. Mais là, vu la vitesse des évènements lors d’un accident, on est déjà dans une strate que l’humain ne connait pas puisqu’il n’a as le temps d’analyser, et à peine celui de réagir.

      • Eric

        Vous êtes bien confiant dans l’intelligence artificielle, Hector Levesque, un chercheur de l’université de Toronto, estime en gros que ses collègues ont oublié le mot «intelligence» dans «intelligence artificielle».
        http://www.cs.toronto.edu/%7Ehector/Papers/ijcai-13-paper.pdf

        Selon les experts en intelligence artificielle Yann LeCun et Josh Tenenbaum, Google et même les ordinateurs les plus puissants seraient même moins intelligents qu’un insecte, peu importe le degré d’avancement des méthodes du géant de la recherche et des algorithmes qu’il utilise.

        «C’est de l’apprentissage par cœur, il n’y a pas de compréhension de la part de la machine»
        «La réelle intelligence n’est pas seulement de mémoriser, mais de comprendre »

        Rendez vous sur les routes en 2020 pour le premier accident mortel concernant un vehicule robot (de la faute d’un con d’humain, bien évidement, d’après google !)

    • Eric

      Je vais continuer mon petit rôle d’effrayé rétrograde, mais ce genre d’article est plus que manipulateur, c’est soit camion sans chauffeur, soit 4000 morts, mais impasse totale sur la solution intermédiaire, camion équipé de système anti-accident genre recherche de volvo :
      http://blog.motorlegend.com/motorshift/2015/02/objectif-zero-accident-volvo-soffre-un-centre-dessais-hors-du-commun/

      Quand à la phrase extraite du texte : « Tout ce qu’un humain peut faire, y compris créer ou inventer, peut ou pourra être réalisé demain par une intelligence artificielle. » c’est de la science fiction. Les IA actuelles n’ont même pas l’intelligence d’un cafard, mais il existe une telle fascination pour « les automates » que confier le volant d’un 38 tonnes à un cafard semble normal ET nécessaire !

      • Mais quel intérêt de conduire si la voiture le fait , sans fatigue, sans alcool, sans inattention ?
        C’est purement un combat d’arrière garde , on pourrait aussi annuler le chômage en interdisant les moissonneuses-batteuses… ça ne me semble pas une bonne idée pour autant …

        • Eric

          La différence c’est la complexité de la tache à automatiser. Entre des robots autonomes dans un entrepôt fermé (ou ta moissonneuse bateuse) et lâcher des véhicules transportant des êtres humains dans un espace ouvert utilisé par d’autre êtres humains, il y un sacré seuil de complexité.

          • Eric

            Tant que google ne sera pas capable de franchir le seuil de la compréhension/traduction de texte je considère que toute leurs créations ne sont que des automates (la logique floue date de 1965, quand aux réseaux de neurones c’est encore un apprentissage plus que basique par rapport au insectes)

            Même si une machine égale ou surpasse les capacités de « calcul » d’un cerveau humain, fait de 100 milliards de neurones qui peuvent faire 1 trillions de connexions par seconde, il lui faudra aussi un apprentissage basée sur une conscience et une vie sociale pour égaler ce que la nature à fait en millions d’années.

  5. kride

    On entre dans ce nouveau monde à reculons, la vidéo parle sans arrêt de choses ‘terrifiantes’. Il n’y a rien de si terrifiant à mon sens.

    On parle de voiture autonome capable de décider, d’apprendre, d’accumuler de l’expérience. Remarquez que ces automatismes se propagent à l’ensemble du système de déplacement, pas seulement routier, pas seulement les véhicules. En complément de l’informatique installée dans les véhicules, se met en place son équivalent dans la gestion et le pilotage du réseau routier. On sera alors capable d’agglomérer des suites de véhicules se rendant à la même destination, agglomération revue en cours de déplacement pour prendre en compte par exemple l’arrivée de nouveaux véhicules dans la même destination, et la sortie de véhicules ayant changé d’avis en cours de déplacement. Ce sera l’ensemble informatique embarquée du véhicule et informatique repartie sur l’ensemble du réseau qui gérera ce genre de chose. C’est déjà ce qui se pratique à l’intérieur d’entrepôts logistiques de grandes tailles comme ceux d’Amazon, ou encore les transports, dépôts et gestions de containers.
    L’un des obstacles actuels est le statut social de la voiture : le fait de posséder « sa » voiture, considérée comme source d’indépendance, de position sociale fonction de la marque, du prix,…
    L’autre obstacle est la période intermédiaire mélangeant conducteurs humains et conducteurs automatiques, artificiels, ce qui donne lieu à beaucoup de commentaires assez farfelus.
    Une fois passé ces changements, l’automobile ou ce qui la remplacera prendra la demande de déplacement en compte (formulée depuis le panneau de contrôle de la voiture, ou depuis smartphone ou autre terminal distant) et le système de gestion de transports intégrera cette demande compte tenu de l’état du trafic, de la météo, du nombre de personnes transportées, des bagages éventuels, de la date de déplacement, des arrêts prévus en cours de route, etc, etc, etc… et bien entendu de l’état de votre compte en banque …

    Les indicateurs routiers et panneaux de signalisations, feux, barrières etc disparaîtront, remplacés en affichage augmenté à l’intérieur des véhicules encore pilotés manuellement, et tout simplement devenus inutiles dans le schéma global de déplacement. Un robot n’a pas à « lire » de panneaux de signalisation. L’équivalent du panneau sera intégré au système de supervision. La difficulté étant de maintenir à jour le système de supervision : nouvelles routes, passages temporairement inutilisables, restrictions de vitesses à certains endroits, etc, etc, … C’est déjà ce qui se pratique lors de la mise à jour régulière de nos gps. Quel chauffeur de taxi (ou de chauffeur tout court) aujourd’hui n’utilise pas de gps ?

    Ces automatismes modifient complètement nos rapports sociétaux, et dans un premier temps, ce sont les plus opportunistes qui s’en emparent, à leur unique bénéfice. Les changements induits par ces automatismes se produisent à une cadence extrêmement élevée, face à nos organisations en sociétés basées sur des lois qui sont du coup complètement déphasées.

    Nos nouveaux modes de déplacements hautement informatisés sont donc hautement contrôlables et verrouillables, y compris à distance.

    Nos efforts doivent donc porter sur ceux qui s’en emparent plutôt que sur des querelles perdues d’avance. ‘Qui’ contrôlera entre autre ce système de navigation global : quelques entreprises privées soucieuses uniquement de rendement court-termistes , un ‘Etat’ dépassé par les événements dangereusement gangréné et concurrencé par les sus-nommées entreprises, des assemblées citoyennes à inventer ?, ???, ….., …, …, d’autres robots ???….

    • Eric

      Ainsi que hautement piratable, hautement sabotable et hautement électovore.

      Le prochaine madmax like sera l’attaque d’une diligence robotisée, une barrière en bois et la camoin s’arrête, non ?

      Sinon, le camion robot, il saura aussi changer un pneu ?

      • kride

        « Ainsi que hautement piratable, hautement sabotable et hautement électovore. »

        oui, tout autant que peut l’être le transport ferroviaire, ou aérien.

        Ou l’on évolue dans un milieu maîtrisé, par exemple l’espace aérien, ou l’automatisme est très largement installé et continue de se développer, mais ou n’importe qui ne pilote pas n’importe quoi ni n’importe quand, ou bien on évolue dans un milieu non maîtrisé, par exemple la finance automatique, volontairement débridée et non contrôlée…
        A partir du moment ou la conduite automatique va se généraliser, j’espère que l’obtention du permis de conduire des véhicules dans un monde ou l’essentiel du parc de véhicules sera automatique va devenir beaucoup plus restreinte qu’elle ne l’est aujourd’hui. Aujourd’hui beaucoup conduisent avec leurs tripes plus qu’avec leurs têtes…

        En même temps que d’automatiser, l’idéal serait de faire en sorte de diminuer les déplacements notamment de marchandises, la plupart étant superflues, le reste serait produit à courte distance.

        Quant au camion robot, s’il ne ‘sait’ pas changer son pneu tout seul, il ‘saura’ appeler un robot dépanneur qui se chargera de l’affaire…

  6. Eric

    Dans le genre véhicule autonome (mais pas dans un espace public 😉 un tracteur automatisé avec du matériel/logiciel opensource.

    « Grâce au travail de toute une communauté, Reimer a ainsi réussi à automatiser en partie la collecte de grains de blé dans ses champs. S’il conduit normalement sa moissonneuse-batteuse, Matthew Reimer utilise également une tablette sous Ubuntu pour appeler son tracteur John Deere modifié qui tracte la remorque dans laquelle il décharge les grains. Le tracteur vient automatiquement se positionner à hauteur du bec de déchargement, et l’agriculteur peut donc continuer sa récolte sans avoir besoin, ni de revenir vers la remorque à chaque fois qu’il est plein, ni de faire appel à un employé pour le suivre. »

    Plusieurs vidéos de démonstration :
    http://www.numerama.com/magazine/33933-un-agriculteur-automatise-son-tracteur-avec-du-materiel-open-source.html

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