Aaron Swartz, un combat politique central #copyright

Qui que tu sois, j’aimerais tant que tu regardes ce film (sous titré en français \o/).

The Internet Own Boy raconte la trop courte vie d’un garçon devenu une icône pour beaucoup de gens qui vivent déjà le « nouveau monde », celui où tout est remis en question par la révolutionnaire connexion de tous les individus de la planète. Aaron Swartz était un « petit génie de l’informatique » comme on dit dans les média mainstream, mais c’était surtout un jeune homme engagé pour le changement, le vrai.

aaron

Pour n’avoir jamais utilisé autre chose qu’un clavier, pour avoir voulu partager, Aaron Swartz est menacé de 35 ans de prison et 1 millions de dollars d’amende. Il se suicide le 11 janvier 2013 à l’âge de 26 ans.

Ce n’est pas un film de geek, il n’est pas question de technologie, on parle ici de politique, il s’agit de la très complexe restructuration d’un monde plus que jamais aux mains de l’argent roi, de possédants fous, égoïstes, dépassés, qui ne veulent pas s’adapter à la toute nouvelle horizontalité qui s’impose.

Parmi ses impacts il y en a un qui cristallise toutes les tensions: la propriété intellectuelle. Beaucoup pensent qu’il faut pour le moins la réformer, Aaron Swartz en a fait son combat, certains pensent qu’il en est mort.

Ne crois pas pour autant qu’il était le roi des pirates, ou des méchants hackers, le combat d’Aaron est au départ, avec d’autres, une question toute simple: l’accès libre et légal de tout citoyen au trésor commun, le domaine public. Certains ne l’entendent pas ainsi et veulent accaparer ce qui ne leur appartient pas.

Les questions politiques soulevées dans ce film me semblent très importantes et rarement traitées. A l’heure des grands traités commerciaux transatlantiques, le copyright madness n’est pas un sujet périphérique, il est central dans le combat qui se joue sur les réseaux entre les puissants qui veulent privatiser Internet et les citoyens du monde qui entendent le gérer d’une façon un peu moins mercantile, voire, soyons fous, démocratique. Nos libertés sont en danger. C’est un des sujets du film.

Si je peux avoir un blog aujourd’hui, avoir la folle opportunité de publier librement, c’est notamment parce qu’un jour un homme, Tim Berners-Lee, a inventé le Web et n’a pas déposé de brevet, il l’a offert à l’humanité, ce qui a permis son développement foudroyant.

Tim Berners-Lee

Un grand merci à ceux qui ont mis ce film en accès libre, un grand merci à Daniel Bourrion (@dbourrion) et ses camarades @symac et @btreguier qui ont traduit le film pour t’offrir des sous titres en français.

4 Comments

  1. Pingback: [VOSTFR] The Internet’s Own Boy (Aaron Swartz)

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